LeWeb08: la conférence pour s'introduire dans le milieu de l'industrie du web.

12/12/2008
leweb loic lemeur rencontre leweb08off
L'année dernière, j'avais écrit un article sans y aller. Cet année pour ma première venu, je vais essayer d'être un peu plus original en tentant de faire ressortir des tranches de vies de cette conférence.

La préparation :
Au prix de l'entrée (même en very early), allez à leweb c'est un investissement, j'ai donc souhaité préparer la chose en réseautant le plus possible pendant les 6 mois précédent la conférence.
J'ai donc passé quelques soirées à Paris aux diners entreprenautes sans connaître personne (sauf peut être Olivier le voisin rouennais de 42 stores). S'il n'est pas forcément aisé d'intégrer le noyau dur de la bande (avec les 2 piliers que sont François de Hellotipi et Thibaud de Fotolia), on fait pas mal de rencontres intéressantes avec de jeunes (et de moins jeunes) entrepreneurs. Au delà des interactions, j'ai toujours retiré une astuce ou un conseil qui m'ont aidé dans ma vie de créateur d'entreprise..

Cette préparation s'est conclue vendredi dernier par la startup academy, ou j'ai pu avoir du temps discuter avec des blogueurs que je suis tel que Stéphane Thomas ou Olivier Ezratty.

Il faut savoir que ces soirées ne sont pas de tous repos. En effet, vers 22H30 je dois m'éclipser pour attraper un sandwich et surtout mon dernier train avant d'approcher le lit vers 1h du matin.

L'arrivée à le web :
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la sécurité est très permissive. Je suis arrivé par l'entrée de service sans faire exprès (une vieille habitude, il faisait froid et je me suis jeter sur la première entrée ou il était marqué 104). En conséquence, je suis arrivé directement sur le coté de la scène où Loïc et Géraldine Lemeur lançaient le coup d'envoi de la conférence.

Une fois ma situation régularisée, je m'assieds avec le reste de l'assemblée pour écouter la première conférence. Peu avant la première pause je fais le tour du propriétaire pour découvrir les différentes salles et je croise enfin quelqu'un que je connais, qui me présente quelqu'un ... leweb peu enfin commencer!

Le networking :
C'est la partie la plus intéressante de leweb, mais aussi la plus difficile. Il faut déclencher les conversations, se faire présenter des personnes, mettre en relation d'autres, refaire le pitch une autre fois. Ce n'est pas toujours évident mais cela permet de confronter son projet, ses idées, sa vision du web avec des personnes d'horizon différent et de prendre pas mal d'enthousiasme.

A mon grand bonheur, le tutoiement est de rigueur et contrairement à ce que disent certaines mauvaises langues, on se la raconte moins que dans l'informatique d'entreprise.

De plus, comme me l'a décrit un maltais à la soirée Open Coffe/Before leweb, Loïc Lemeur mélange tout le monde (petit et gros entrepreneurs, investisseurs ou blogueurs) dans les mêmes zones. Cela permet aussi de voir en vrai les stars du milieu et le timing (ou le manque de tact) le permet de discuter avec ls personnes qu'on apprécie sur le net, au passage, Thierry Bezier, en vrai, il est comme dans ses blogs et ses vidéos ... en pire.

Il reste quand même, un petit mystère à résoudre, entre les entreprenautes, la startup academy, before le we et leweb08, ca doit faire une petite dizaine de personnes qui disent m'avoir vu dans le billaut show....comment se fait-il?

Les conférences :
Je n'en ai pas suivi beaucoup, celle de Marc Simoncini (PDG de Meetic) était assez exceptionnelle. Ca tape sur les banquiers et l'administration française et en plus le discours était très rafraichissant..

Dans un autre registre, j'ai aussi bien aimé celle de Pierre Chappaz.

La plus langue de bois sans doute celle de Didier Lombard.

Quelques autres conférences étaient parait-il très bien (Morten Lund, John Buckman), je me rattraperai avec les vidéos.

Le concours de startup :
Il était organisé dans un petit amphithéâtre. L'exercice pour les startups étaient assez difficiles, la présentation se réalisait sans internet avec les spots au dessus de la tête. C'était donc assez difficile pour des non professionnelles de l'exercice d'accrocher le public et de prendre du feedback de sa part ou des juges. Une fois les 10 mn écoulé, hop on range et "Au suivant !".

Le repas :
Que le net ne soit pas accessible -enfin j'avais ma clef 3G- ou qu'il fassent un peu froid, ce n'ai pas très grave. Ceux qui me connaissent le savent, quand mes besoins primaires ne sont pas pourvus cela a tendance à m'énerver. Maslow l'explique très bien avec sa pyramide.

Pour illustrer, le bazar du repas voici un petit compte rendu :
  • 13h15 de nombreux petits groupes se rapprochent pas très discrètement des buffets protégés par des serveurs. Je fais partie d'un de ses groupes tout en écoutant richard de tapashonte qui veut mettre mes fermiers sur Second Life.
  • 13h25 le déjeuner se fait attendre.
  • 13h30 le buffet s'ouvre. Il faut donner quelques coups d'épaules et suivre les mouvements de personnes pour être correctement positionné.
  • 13h31 j'avale un petit four.
  • 13h32 le serveur déclare le buffet fermé : "Ce n'est pas encre l'heure !"
  • 13h33 Nous constatons que cette politique n'est appliqué qu'à notre buffet.
  • 13h35 les 3 autres buffets sont vides.
  • 13h37 devant la pression le serveur nous laisse le buffet.
  • 13h39 Le buffet est casiment vide.
Au delà du problème de la quantité, le faible périmètre de buffet accessible par rapport au nombre de personnes ont fait du repas pourtant propice à la détente et au networking un moment plus stressant que prévu. Le problème est que pas mal de monde a du aller manger à l'extérieur; par conséquence cela a nuit au meilleurs moment de la journée pour réseauter.

Le web off :
La dernière après midi j'ai rejoint le web off organisé par Guillaume Thomas de aladom, beaucoup moins de monde, une présentation - peu mieux faire - de fermiers d'à côté mais la possibilité d'avoir le temps pour des discussions plus abouties.

Le bilan :
Leweb reste la célébration de l'industrie du web en France. Loïc et Géraldine lemeur ont même réussi à faire venir des membres du gouvernement (Besson et Lagarde). Contrairement à beaucoup de monde, j'aime bien quand on fait venir des politiques dans une industrie où ça va trop vite pour eux, j'ai l'illusion de penser que cela peut permettre au gouvernement de considérer autrement internet que comme la cause du piratage, de la diminution des commerces de proximité ou comme une vache à lait pour nourrir les ambitions (pas très utile) de notre président sur france télévisions.

Il y a beaucoup de critiques vis à vis des prestations de bases (internet, chaleur, repas) mais je pense que cela vient aussi du fait que les attentes étaient forcément plus grande suite à la forte inflation du prix d'entrée. Loïc a placé la barre plus haut de lui même. De plus mon sentiment, est que si Loïc en voulant en faire un davos du web risque de construire une conférence trop élitiste et donc avec un manque certain de fraîcheur.

Sinon pour ma part, cela a été une occasion de préparer des partenariats pour Fermiers d'à côté, de discuter de nouvelles (ou anciennes) idées, d'étendre mon réseau et de se comparer aux autres acteurs du milieu. J'en ai aussi profiter me faire interviewer deux fois (Thierry Bezier et Maxime Garrigues), un exercice particulier, très rapide, on verra bien comment je m'en suis sortie.

Pour finir, par ceux que j'aime ceux osent même face aux critiques, un grand merci au couple Lemeur pour s'être bougé les fesses pour organiser ce type d'évènement. On sait bien que ce n'est pas totalement désintéressé (et ce n'est pas grave), mais cela permet déplacer un morceau de silicon valley en france, et cela il ne faut pas l'oublier.

Bonus :
S'il y a un coté nombriliste à mettre du vécu dans un article, le web est aussi assez nombriliste. La conférence est très peu connu y compris dans le milieu de l'informatique d'entreprise. J'ai quand même rencontré un collègue de Logica à leweb (enfin sauf qu'il bosse pour pikeo, le flickr de Orange - donc ça compte pas). A vrai dire je pense que les médias étaient bien plus représentés que les grands faiseurs de l'informatique (Cap, accenture, atos, logica, ibm).
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