Je suis Youen Chéné, fondateur de Driveo un logiciel SaaS de gestion d'auto-école, architecte système d'information chez Masternaut et leader au Normandy Java User Group. Vous pouvez aussi me suivre sur Twitter @youen_chene et sur Google+.
Une année 2008, ou l'on va pouvoir enfin aller passer une soirée dans un restaurant ou un bar sans puer le tabac froid à la fin de la soirée (les dernières fois j'ai mis ma veste à laver dès le lendemain). On va enfin avoir la liberté de ne plus être enfumé ! Les déjeuner du midi rue du rocher avec les collègues seront plsu agréable (par contre au resto turc, il y aura toujours les odeurs de graillons, mais là c'est un choix).
Et pour commencer l'année, voici un best of de mes blogs préférés:
Un blog d'entrepreneur avec des articles bien construits, variés et interessant: Simple Entrepreneur.
Le blog d'olivier Ezratti dont la qualité est ... terrible: Opinions Libres, il a du faire du bien à Microsoft France quand il y était.
Sans oublier le Standblog de Tristan Nitot avec ces "En vrac" remplis de trésors.
Et enfin un blog musical excellent (en stand by mais qui devrait revenir en 2008 - d'ailleurs mon budget musical a diminué depuis la mise en stand by): Le blog de Eric Boisson.
Cette semaine, j'ai reçu un petit coffret de infogreffes contenant pas mal de bons de réductions (inutile pour moi). mais aussi un résumé des obligations légales et administratives. Vous apprécierez les ", sous peine d'une amende de x xxx euros.".
Sinon, vous avez un droit d'entrée vers le site jaicreemonentreprise.com. C'est un Digg-like d'entraide entre entrepreneur assez bien foutu. Il y a même du RSS et de l'alerte email. Par contre, il faut être immatriculé pour pouvoir y entrer.
Comme promis dans le précédent article, voici une rapide vue des outils de supervision de serveurs linux. L'objectif de cet article n'étant pas de choisir la solution ultime, mais une solution qui convient à notre besoin (oui je sais ça fait très consultant mais on ne se refait pas...).
Les critères de sélection sont:
le caractère open source,
accessible via le web,
la capacité à gérer une ferme de serveurs,
la capacité à générer des alertes,
la capacité à visualiser facilement (et graphiquement) l'état des serveurs - %cpu, mémoire, bande passante - pour pouvoir prendre rapidement des décisions,
la prise en main du produit (la supervision n'étant pas le coeur de métier, il s'agit d'aller vite et bien).
La première solution est naturellement le célèbre NAGIOS. Une solution open source reconnu et utilisé en production par de grands comptes. Les version 1.4 et 2.0 ont été testées rapidement (installation rapide sous Ubuntu). Je vais être rapide, je n'ai pas beaucoup aimé. La prise en main est relativement difficile et la visualisation graphique de l'état des serveurs ne peut être faite qu'avec un plugin utilisant Cacti.
En effet, Cacti est un outil permettant permettant de générer des graphiques à partir de statistiques récupérés sur chaque serveur. Il est possible de créer ces propres graphiques. Le seul problème, c'est que c'est "un peu" une machine à gaz et que c'est souvent compliqué de faire des graphiques simples.
Après ces 2 premières déceptions, j'ai testé Zabbix, une solution architecturée de la même manière que Cacti (des agent qui sonde, un collecteur et une interface web). La solution est facile a installer (sauf la dernière étape ou il faut agir manuellement sur un fichier de config). Mais on a une solution bien pré-configurée ou la supervision est facile, les graphiques aisés à créer. Il est possible d'ajouter des tests de site webs et de gérer des alertes en 2 coups de cuillères à pots: en utilisant Jabber (donc Gtalk) ou des SMS (mais il faut ajouter un modem au serveur...). Vous trouverez un rapport de stage qui explique très bien Zabbix sur ce lien.
Il existe aussi OpenNMS, que je n'ai pas testé mais qui à l'air d'être du même ordre que Zabbix.
Je sais bien que cette revue des solutions de supervision est sans doute assez légère. Il possible qu'avec une bonne expertise de Nagios on peut faire des choses superbes. Mais comme le précise Loïc Lemeur dans un de ces derniers billets, aujourd'hui la capacité et la rapidité d'exécution est très importante et surtout c'est le principale atoût des petites structures par rapport aux grosses structures.
Ca y est le KBis a été reçu, la personne morale a été créé. C'est presque bon pour la partie paperasse... enfin ....
Au passage, nous sommes classifiés "Autres activités de réalisation de logiciel" à l'INSEE (code APE).
C'est partie dans un peu plus de 2 mois, c'est la mise en production du premier produit, au boulot (en jetant un oeil sur le flux vidéo de leweb3 bien sur ;-) ).
Après avoir eu quelques problèmes avec un premier hébergeur (1&1 pour ne pas le citer) qui m'a résilié mon abonnement unilatéralement. En mode rapide, le serveur se serait fait piraté et je n'ai pas réussi à ouvrir le moindre dialogue aussi bien par mail que par téléphone avec OVH (pire que free ...). Pourtant, 1&1 avait été choisi 1&1 sur des recommandations de proches (il parait qu'OVH est bien pire). Samedi, je suis tombé sur cette vidéo du projet Seesmic de Loic Lemeur:
Cette vidéo parle de l'utilisation de Amazon EC2 pour héberger et créer une grappe de serveur. Le business plan des produits en création étant classiquement basé sur l'achat de serveurs suivant les besoins de l'application, j'ai donc creusé le sujet. Un article -avec ses commentaires- du Nico's blog résume très bien le service avec ses avantage et ses inconvénients.
J'ai donc testé la solution ce week end. Si vous souhaitez faire de même, suivez ces 3 liens:
Après un enregistrement sur le site Amazon Web Service, vos clefs sont actives au bout de quelques heures (?? le lendemain pour moi). Ensuite ils suffit de copier les clef sur l'extension de firefox, de sélectionner une AMI. Une AMI étant une image d'un serveur prêt à être instancié. Il y en a beaucoup de public et vous pouvez instancier les votre. Enfin, en la sélectionnant, en 5 clics et moins de 3mn votre serveur est disponible. Les clics consistant à choisir :
le type de serveurs,
le nombre d'instances,
la keypairs (clef RSA que vous aurez créer auparavant avec l'extension qu'il faudra utiliser avec votre client SSH)
le groupe de politique de sécurité (que vous aurez créés avant mais que vous pouvez modifier en live à tout moment).
C'est ainsi que j'ai pu tester différents types de serveurs très rapidement. Un petit coup de fedora, de debian et même pour le plaisir la dernière Ubuntu, sur lesquels j'ai testé différentes solutions de monitoring et tout cela pour 1€46 et sans engagement.
Pour arrêter un serveur (et aussi sa facturation) 2 clics suffisent. Attention, dans ce cas votre instance est perdu, vous perdez le DNS public et vous ne pouvez pas récupérer vos modification sur l'instance. Si vous souhaitez le faire il faudra sauvegarder votre AMI personnalisé sur le serveur S3 associé (S3 est un excellent service de stockage de Amazon), la prochaine fois vous pourrez instancier directement depuis cette image (je n'ai pas pris le temps de tester cette partie la.
Niveau performance, les seules choses que je puisse dire c'est que l'accès ssh était plus rapide que celui de 1&1 et que le téléchargement de packages (ubuntu) était encore plus rapide.
Au bilan, une solution extrêmement souple avec laquelle on peut maîtriser la bande passante et la puissance serveur nécessaire tout en maîtrisant le budget. Mettre en point des plans de restauration sera aisé et il faudra essentiellement réfléchir à la sauvegarde des informations de type base de données.
Et niveau relationnel en cas de pépins alors? C'est le reproche fait généralement à la solution. Je ne sais pas, mais cela ne peut pas être pire que 1&1 et au moins si j'ai des instances qui sont dans la m...erde, on peut en recréer une en moins de 5mn et pouvoir rendre les applications disponibles pour les clients et éviter le genre de problème que webwag a eut récemment.